{"id":4729,"date":"2022-05-25T11:44:12","date_gmt":"2022-05-25T09:44:12","guid":{"rendered":"https:\/\/droitbancaire.be\/?p=4729"},"modified":"2022-05-25T11:44:13","modified_gmt":"2022-05-25T09:44:13","slug":"funding-loss-etat-des-lieux-mai-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/funding-loss-etat-des-lieux-mai-2022\/","title":{"rendered":"Remboursement anticip\u00e9 d\u2019un cr\u00e9dit et funding loss\u00a0: historique et \u00e9tat des lieux"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans le Forum de l&#8217;Immobilier de mai 2022 (Anthemis)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Depuis plus de vingt ans, <a href=\"https:\/\/droitbancaire.be\/blog-2\/la-problematique-juridique-de-la-funding-loss\/\">le remboursement d\u2019un cr\u00e9dit avant terme et le montant r\u00e9clam\u00e9 par la banque en contrepartie de cette rupture anticip\u00e9e de contrat<\/a> \u2013 qu\u2019on l\u2019appelle \u00ab\u00a0<em>indemnit\u00e9 de remploi<\/em>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0<em>indemnit\u00e9 de rupture<\/em>\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0<em>funding loss<\/em>\u00a0\u00bb, sont deux questions qui animent les professionnels de l\u2019entreprise et du droit bancaire et du cr\u00e9dit<a id=\"_ftnref1\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">L\u2019indemnit\u00e9 r\u00e9clam\u00e9e par le banquier s\u2019av\u00e8re importante dans un contexte de taux d\u2019int\u00e9r\u00eats relativement faibles\u00a0: elle est en effet g\u00e9n\u00e9ralement <a href=\"https:\/\/droitbancaire.be\/blog-2\/5-le-calcul-de-lindemnite-de-remploi\/\">calcul\u00e9e comme<\/a> la diff\u00e9rence entre d\u2019une part les int\u00e9r\u00eats qui restaient \u00e0 courir sur le cr\u00e9dit si ce dernier avait \u00e9t\u00e9 poursuivi jusqu\u2019au terme convenu, et d\u2019autre part les int\u00e9r\u00eats que la banque escompte percevoir en \u00ab\u00a0<em>remployant<\/em>\u00a0\u00bb les fonds re\u00e7us, c\u2019est-\u00e0-dire en les r\u00e9investissant sur le march\u00e9 interbancaire ou aupr\u00e8s d\u2019autres emprunteurs. Plus le taux de remploi est faible, plus l\u2019indemnit\u00e9 calcul\u00e9e est \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s une br\u00e8ve <a href=\"https:\/\/droitbancaire.be\/funding-loss-a-la-recherche-de-la-logique-perdue\/\">r\u00e9trospective historique<\/a> de la controverse, nous \u00e9voquerons la strat\u00e9gie adopt\u00e9e par les entreprises dans les pr\u00e9toires face \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 r\u00e9clam\u00e9e par un banquier et visant \u00e0 convaincre le tribunal qu\u2019un contrat de cr\u00e9dit doit \u00eatre requalifi\u00e9 en un contrat de pr\u00eat. Nous \u00e9voquerons les principales diff\u00e9rences entre ces deux contrats, pour poursuivre ensuite sur la jurisprudence r\u00e9cente de la Cour de cassation en cette mati\u00e8re, et conclure.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-br-ve-r-trospective-historique-d-une-longue-controverse-judiciaire\"><strong>Br\u00e8ve r\u00e9trospective historique d\u2019une longue controverse judiciaire<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Beaucoup d\u2019emprunteurs ont estim\u00e9 que cette indemnit\u00e9 \u00e9tait constitutive d\u2019un abus de droit ou d\u2019une clause p\u00e9nale excessive\u2026 d\u2019autant qu\u2019en droit belge, l\u2019article 1907<em>bis<\/em> de l\u2019ancien Code civil limite l\u2019indemnit\u00e9 qui peut \u00eatre r\u00e9clam\u00e9e par le pr\u00eateur \u00e0 un montant maximum de 6 mois d\u2019int\u00e9r\u00eats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Cette limitation ne concerne cependant que le contrat de pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat, qui se distingue du contrat de cr\u00e9dit tant sur le plan juridique que sur le plan \u00e9conomique. En 2013, la Cour constitutionnelle a d\u2019ailleurs jug\u00e9 qu\u2019au vu des diff\u00e9rences entre ces deux contrats, il n\u2019\u00e9tait pas discriminatoire de n\u2019appliquer la limitation pr\u00e9vue par l\u2019article 1907<em>bis<\/em> de l\u2019ancien Code civil qu\u2019au contrat de pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">C\u2019est dans ce contexte que le l\u00e9gislateur a fait promulguer la loi du 21 d\u00e9cembre 2013 relative au financement des petites et moyennes entreprises (la \u00ab\u00a0loi Laruelle\u00a0\u00bb<a id=\"_ftnref2\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>). Cette loi limite \u00e0 un maximum de 6 mois d\u2019int\u00e9r\u00eats l\u2019indemnit\u00e9 qui peut \u00eatre r\u00e9clam\u00e9e par la banque pour tous les contrats de pr\u00eat et de cr\u00e9dit conclus \u00e0 dater du 11 janvier 2014 (selon la date de la conclusion du contrat, cette limite vaut pour les cr\u00e9dits consentis jusqu&#8217;\u00e0 un montant de 1 ou 2 millions d\u2019EUR).  Le volume de dossiers judiciaires concernant cette probl\u00e9matique diminue sensiblement chaque ann\u00e9e depuis lors.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Ceci n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 la Cour de cassation de rendre plusieurs arr\u00eats entre 2019 et 2022, sur lesquels nous reviendrons bri\u00e8vement compte tenu du caract\u00e8re succinct que doit rev\u00eatir la pr\u00e9sente contribution.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Qualifier un contrat de cr\u00e9dit ou de pr\u00eat<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">S\u2019agissant des cr\u00e9dits professionnels non r\u00e9gis par la loi Laruelle, la strat\u00e9gie juridique rencontr\u00e9e dans les pr\u00e9toires depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es consiste, pour les emprunteurs, \u00e0 tenter de convaincre le juge que le contrat soumis \u00e0 ce dernier, malgr\u00e9 son intitul\u00e9 reprenant le terme \u00ab <em>cr\u00e9dit<\/em>\u00a0\u00bb, doit en r\u00e9alit\u00e9 \u00eatre <a href=\"https:\/\/droitbancaire.be\/funding-loss-requalification\/\">requalifi\u00e9 en un \u00ab\u00a0<em>contrat de pr\u00eat<\/em>\u00a0\u00bb<\/a>, d\u00e8s lors qu\u2019il r\u00e9unirait en r\u00e9alit\u00e9 toutes les caract\u00e9ristiques d\u2019un tel contrat, et non celles d\u2019un contrat de cr\u00e9dit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les caract\u00e9ristiques de chacun des contrats sont aujourd\u2019hui clairement \u00e9tablies&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>le contrat de pr\u00eat est un contrat nomm\u00e9, unilat\u00e9ral et r\u00e9el, qui se forme par la remise \u00e0 l\u2019emprunteur d\u2019un montant d\u00e9termin\u00e9. Il s\u2019inscrit en monnaie scripturale de mani\u00e8re positive au cr\u00e9dit du compte bancaire de l\u2019emprunteur, \u00e0 l\u2019initiative du pr\u00eateur. Les int\u00e9r\u00eats sont calcul\u00e9s d\u00e8s la remise des fonds \u00e0 l\u2019emprunteur, et sur la totalit\u00e9 du montant pr\u00eat\u00e9. Le pr\u00eat est un contrat g\u00e9n\u00e9ralement rencontr\u00e9 lorsqu\u2019il s\u2019agit de financer une op\u00e9ration unique, pour un montant d\u00e9termin\u00e9, payable par l\u2019emprunteur en une seule fois&nbsp;;<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>le contrat de cr\u00e9dit est un contrat innomm\u00e9 et consensuel, synallagmatique, qui consiste en une mise \u00e0 disposition de fonds par le banquier, \u00e0 charge pour l\u2019emprunteur de pr\u00e9lever ou non tout ou partie des fonds mis \u00e0 sa disposition, selon des modalit\u00e9s d\u00e9finies. Les pr\u00e9l\u00e8vements s\u2019inscrivent en n\u00e9gatif sur le compte de l\u2019emprunteur. L\u2019avantage d\u2019un tel contrat est sa souplesse&nbsp;: si l\u2019emprunteur est g\u00e9n\u00e9ralement tenu de payer une commission de r\u00e9servation sur les montants non-encore pr\u00e9lev\u00e9s et r\u00e9serv\u00e9s par le banquier durant la p\u00e9riode de pr\u00e9l\u00e8vement, il ne devra payer les int\u00e9r\u00eats contractuels que sur les montants qu\u2019il a effectivement pr\u00e9lev\u00e9s. Le remboursement du capital que l\u2019emprunteur aura d\u00e9cid\u00e9 de pr\u00e9lever s\u2019op\u00e9rera g\u00e9n\u00e9ralement au terme de la p\u00e9riode de pr\u00e9l\u00e8vement. Ce type de contrat est g\u00e9n\u00e9ralement rencontr\u00e9 lors du financement d\u2019op\u00e9rations immobili\u00e8res \u00e0 l\u2019occasion desquelles l\u2019emprunteur sera amen\u00e9 \u00e0 exposer des d\u00e9penses en plusieurs fois, \u00e9tal\u00e9es dans le temps.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">La <a href=\"https:\/\/droitbancaire.be\/jurisprudence-funding-loss-en-belgique\/\">jurisprudence belge en mati\u00e8re de funding loss<\/a> a certes int\u00e9gr\u00e9 ces diff\u00e9rences mais ne retient g\u00e9n\u00e9ralement qu\u2019un seul crit\u00e8re pour qualifier le contrat soumis au juge\u00a0: celui de la \u00ab\u00a0<em>libert\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb de pr\u00e9l\u00e8vement laiss\u00e9e ou non \u00e0 l\u2019emprunteur par le banquier. Pour r\u00e9sumer, aux yeux de la jurisprudence, un contrat intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<em>cr\u00e9dit\u00a0\u00bb<\/em> sera requalifi\u00e9 en un contrat de \u00ab\u00a0<em>pr\u00eat<\/em>\u00a0\u00bb si la \u00ab\u00a0<em>libert\u00e9<\/em>\u00a0<em>de pr\u00e9l\u00e8vement <\/em>\u00bb laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019emprunteur s\u2019av\u00e8re \u00eatre, en r\u00e9alit\u00e9, purement fictive. Dans un tel cas, l\u2019emprunteur b\u00e9n\u00e9ficiera de l\u2019application de l\u2019article 1907 <em>bis<\/em> de l\u2019ancien code civil, pour autant qu\u2019il n\u2019y ait pas renonc\u00e9 en ayant pay\u00e9 sans r\u00e9serve l\u2019indemnit\u00e9 initialement r\u00e9clam\u00e9e par le banquier.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La r\u00e9cente jurisprudence de la Cour de cassation<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Les r\u00e9cents arr\u00eats de la Cour de cassation ont permis de pr\u00e9ciser les crit\u00e8res sur lesquels un juge peut se baser pour conclure \u00e0 l\u2019existence ou non d\u2019une libert\u00e9 de pr\u00e9l\u00e8vement suffisante dans le chef de l\u2019emprunteur. En r\u00e9alit\u00e9, la Cour a surtout rappel\u00e9 que <a href=\"https:\/\/droitbancaire.be\/funding-loss-et-remboursement-anticipe-de-credit-la-cour-de-cassation-enchaine\/\">le calcul d\u2019une commission de r\u00e9servation ou d\u2019une indemnit\u00e9 pour non-pr\u00e9l\u00e8vement de la totalit\u00e9 du cr\u00e9dit n\u2019\u00e9taient pas de nature \u00e0 restreindre la libert\u00e9 de pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019un emprunteur<\/a>. Il en va de m\u00eame pour le fait que le pr\u00e9l\u00e8vement du cr\u00e9dit soit intervenu en une fois et pour la totalit\u00e9 du montant mis \u00e0 disposition<a id=\"_ftnref3\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. La Cour rappelle \u00e9galement que <a href=\"https:\/\/droitbancaire.be\/indemnite-de-remploi-funding-loss-cassation-2020\/\">la libert\u00e9 de pr\u00e9lever des montants en vertu d\u2019un contrat de cr\u00e9dit ne doit pas se confondre avec la libert\u00e9 d\u2019utiliser les fonds pr\u00e9lev\u00e9s<\/a>, cette derni\u00e8re pouvant \u00eatre particuli\u00e8rement limit\u00e9e pour des raisons bien l\u00e9gitimes\u00a0: le banquier doit s\u2019assurer que les fonds qu\u2019il met \u00e0 disposition de son client sont utilis\u00e9s \u00e0 des fins licites et convenues, la valeur de la s\u00fbret\u00e9 r\u00e9elle g\u00e9n\u00e9ralement conf\u00e9r\u00e9e au banquier d\u00e9pendant directement de l\u2019affectation des fonds \u00e0 la chose grev\u00e9e de ladite s\u00fbret\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">La Cour de cassation a ensuite valid\u00e9 la figure juridique de la \u00ab&nbsp;<em>promesse de pr\u00eat&nbsp;\u00bb<\/em>, indiquant que lorsque l\u2019emprunteur disposait d\u2019une libert\u00e9 de pr\u00e9l\u00e8vement purement formelle dans un contrat de cr\u00e9dit, il fallait en r\u00e9alit\u00e9 voir entre les parties la promesse de la conclusion ult\u00e9rieure d\u2019un contrat de pr\u00eat, donnant d\u00e8s lors lieu \u00e0 l\u2019application de l\u2019article 1907<em>bis<\/em> du Code civil<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Ces d\u00e9cisions semblaient devoir ne rel\u00e9guer au rang de \u00ab&nbsp;<em>contrat de pr\u00eat&nbsp;\u00bb<\/em> que les op\u00e9rations de financement uniques, d\u00e9termin\u00e9es, et pour lesquelles une libert\u00e9 de pr\u00e9l\u00e8vement \u00e9tait purement th\u00e9orique, telles que celles visant l\u2019achat d\u2019un immeuble, le refinancement d\u2019une dette ou l\u2019acquisition d\u2019actions d\u2019une soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Si la clart\u00e9 en cette mati\u00e8re semblait enfin de mise, en 2022, la Cour de cassation a rendu deux nouveaux arr\u00eats les 11 f\u00e9vrier et 3 mars<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, aux termes desquels la Cour valide la possibilit\u00e9 de requalifier un contrat de cr\u00e9dit en une promesse de pr\u00eat(s) conclue lors de l\u2019accord entre la banque et son client sur le financement d\u2019op\u00e9rations \u00e9chelonn\u00e9es dans le temps tels que des travaux de construction.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conclusion provisoire&nbsp;: du cas par cas\u2026<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Retenons de tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de que les termes du contrat et la volont\u00e9 initiale des parties seront d\u00e9terminants&nbsp;pour requalifier un contrat de cr\u00e9dit en un contrat de pr\u00eat ou en une promesse de pr\u00eat : si le contrat litigieux conf\u00e8re le droit de pr\u00e9lever des fonds en plusieurs tranches jusqu\u2019\u00e0 concurrence d\u2019un plafond d\u00e9termin\u00e9, en lui offrant la libert\u00e9 de ne pas pr\u00e9lever tout ou partie des fonds, il constituera une ouverture de cr\u00e9dit. Si la libert\u00e9 de pr\u00e9lever ou non les fonds mis \u00e0 disposition est fictive et n\u2019existe pas r\u00e9ellement, la requalification sera acquise, avec la limitation de l\u2019indemnit\u00e9 r\u00e9clam\u00e9e par le banquier, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 1907<em>bis<\/em> du Code civil.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Voy. notamment les articles et \u00e9tudes que nous avons consacr\u00e9es \u00e0 ce sujet sur notre site <a href=\"https:\/\/www.droitbancaire.be\">https:\/\/www.droitbancaire.be<\/a>; \u00e9galement G. LAGUESSE et P. PROESMANS, \u00ab&nbsp;Barom\u00e8tre du jurisprudence en droit bancaire, 2019&nbsp;\u00bb, <em>D.A.O.R.<\/em>, 2021\/1&nbsp;; J. VENDENBROUCKE et G. LAGUESSE, \u00ab&nbsp;Funding loss, \u00e0 la recherche de la logique perdue&nbsp;\u00bb<em>, Actualit\u00e9s en droit commercial et bancaire, Liber Amicorum Martine Delierneux, <\/em>Bruxelles, Larcier, 2017.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> <em>M.B.<\/em>, 31 d\u00e9cembre 2013.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Cass., 27 avril 2020, <em>D.B.F.<\/em>, 2020, p. 178 et note A.-P. ANDRE-DUMONT et T. MALENGREAU&nbsp;; <em>J.L.M.B.<\/em>, 2020, p. 1540, note C. BIQUET-MATHIEU, <em>NjW<\/em>, 2020, p. 691, note L. MAES&nbsp;; voy. \u00e9galement Cass., 18 juin 2020, <em>J.L.M.B.<\/em>, 2020, p. 1542, note C. BIQUET-MATHIEU&nbsp;; <em>R.W.<\/em> 2020, p. 370, note D. BLOMMAERT et O. de WILDE.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Cass., 11 mars 2021&nbsp;; Cass., 14 juin 2021,<em> D.B.F.<\/em>, 2021\/4, p. 221 et s. et note L. FRANKIGNOUL, \u00ab&nbsp;La promesse de pr\u00eat&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> Cass., 11 f\u00e9vrier 2022&nbsp;; Cass, 3 mars 2022.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contentieux de la funding loss et du remboursement anticip\u00e9 d&#8217;un cr\u00e9dit : r\u00e9trospective historique, r\u00e9sum\u00e9 de la probl\u00e9matique juridique et \u00e9tat des lieux \u00e0 la lumi\u00e8re de la jurisprudence de la Cour de cassation<\/p>\n","protected":false},"author":185562167,"featured_media":4733,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[11430068,11430064],"tags":[],"class_list":["post-4729","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-contentieux-litigation","category-credits","clear","fallback-thumbnail"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/droitbancaire.be\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/water-g9f8500bc4_1280.jpg?fit=1280%2C719&ssl=1","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pbYDZD-1eh","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4729","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/185562167"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4729"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4729\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4734,"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4729\/revisions\/4734"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4733"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4729"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4729"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/droitbancaire.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4729"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}